L’adulescence Kézako?

La catégorie des adulescents désigne les jeunes entre 24 ans et 30 ans (voir plus parfoois), et qui cherchent à devenir autonomes. Une grande partie de cette population est marquée par la précarité, tandis que l’autre partie est tournée vers les études ou une activité professionnelle.

Ce qui caractérise le plus les adulescents, c’est sans doute leur difficulté à s’engager dans leur vie professionnelle et affective. Ils n’hésitent pas à solliciter l’assistance de leurs parents tout en ressentant une gêne à leur égard.

L’adulescence, un concept ne date pas d’hier.

Le psychanalyste Tony Anatrella a conçu le terme “adulescent” dans les années 1970. Contraction des 2 mots “adulte” et “adolescent”, ce concept renvoie à des jeunes qui ne parviennent pas à renoncer aux atermoiements de l’adolescence pour accéder à une autre étape de leur vie.

Nous avons insisté (…) sur l’apparition d’une société adolescentrique, une société qui se conforme de plus en plus aux adolescents, à leurs états de conscience, à leur façon de penser et d’agir. Sous couvert de spontanéité et de vitalité juvéniles, puisqu’il faut rester jeune, on donne surtout libre cours aux conduites impulsives et aux pulsions partielles comme pendant l’enfance.
Tony Anatrella

Selon le psychanalyste, ce phénomène est renforcé ces dernières décennies par un société qui incite à rester jeune, à ne pas grandir, et à ne surtout pas devenir adulte.

L’adulescence se caractérise par une entrée plus précoce dans l’adolescence. Ainsi les préadolescents deviennent dès le collège, plus indépendants de leurs parents, et se construisent par le biais des réseaux sociaux.

L’entrée dans la vie adulte est ainsi retardée par la peur de l’avenir: précarité, chômage, les relations amoureuses moins stables font que les jeunes adules ont peur de s’engager en restant dans un confort proche de celui de l’adolescence.

Etre adulescent en 2018

Ce concept semble s’être renforcé en 2018 ou le temporaire, l’instable est valorisé. La mondialisation, les réseaux sociaux, les voyages pas chers, incitent au temporaire. A l’image de la société de consommation il faut prendre et jeter pour passer à autre chose. L’engagement n’est plus de mise. Les adulescents en 2018 sont plus que jamais à la recherche du plaisir individuel et cherchent à se détacher des contraintes de la vie.